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Les travailleurs de Numilog de Béjaïa : « Non à la nouvelle République bourgeoise et rebrabienne ! »

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Les travailleurs de Numilog de Béjaïa : « Non à la République nouvelle bourgeoise et rebrabienne ! »

Les travailleurs de Numilog, filiale du groupe Cevital, ont fermé ce mardi 1er septembre le site de l’entreprise à Béjaïa pour dénoncer le refus de la direction d’appliquer les décisions de la justice.

Les travailleurs ont accroché sur l’entrée du site de Numilog à Béjaïa des banderoles sur lesquelles on peut lire : « Non à la nouvelle République bourgeoise et rebrabienne » (du nom du patron de Cevital, M. Issad Rebrab, ndlr), « Où est la justice et où sont les droits des travailleurs », « Le syndicat est droit constitutionnel ».

Cette action est motivée, selon les travailleurs, par le refus de la direction de Numilog signifié au huissier de justice, mercredi dernier, d’appliquer la décision du tribunal de Béjaïa ordonnant la libération des accès aux travailleurs de l’entreprise souhaitant reprendre le travail.

Lire : Libertés syndicales, Ugta, syndicats autonomes, pouvoir politique et pouvoir de l’argent en Algérie

Les travailleurs en colère n’ont pas manqué de dénoncer le parti pris de la chaîne Berbère Télévision dans la couverture médiatique réservé à ce conflit social.

« Ceux qui disent que tout va bien à Numilog n’ont qu’à venir et on leur expliquera ce qui ne va pas. Nous voulons travailler et nous avons plus de volonté que les 10 employés que Berbère Télévision a montrés », a déclaré un des travailleurs.

Il faut noter que les travailleurs sont déterminés à aller jusqu’au bout de leur mouvement, convaincus qu’ils sont dans leur droit, réconfortés par la décision de justice en leur faveur surtout touchés par ce qu’ils qualifient de « hogra patronale » (mépris patronalle) dont ils sont victimes.

Lire : Numilog : l’ineffectivité du droit syndical est la principale raison du conflit social

D’autres actions de rue sont à prévoir dans les jours à venir et ce, parallèlement à la bataille judiciaire que les travailleurs de Numilog victimes d’un licenciement abusif comptent ne pas lâcher pour avoir gain de cause.

Saïd Nat Malha

France : plus de 8 000 personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste

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France : plus de 8 000 personnes fichées pour radicalisation à caractère terroriste

Plus de 8 000 personnes (8 132) en France sont à ce jour inscrites au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a annoncé ce lundi 31 août le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin.

En déplacement au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), M. Darmanin a souligné que la menace terroriste « demeurait extrêmement élevée sur le territoire », en précisant que le « risque terroriste d’origine sunnite demeurait la principale menace à laquelle est confrontée » la France.

Deux jours avant l’ouverture du procès des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, en janvier 2015, le ministre de l’Intérieur a assuré que « la lutte contre le terrorisme islamiste était une grande priorité du gouvernement ». « Nous ne renoncerons jamais à traquer sans relâche ces ennemis de la République », a-t-il insisté.

Lire : France : une députée noire dépeinte en esclave dans le magazine d’extrême droite Valeurs actuelles

Détaillant les formes de la menace, Gérald Darmanin a estimé que « malgré la défaite militaire de l’Etat islamique (…) la composante extérieure de la menace (action terroriste élaborée à l’étranger et projetée en France, NDLR), même si elle a diminué, devait continuer à faire l’objet de toute notre attention ».

Néanmoins, pour lui, c’est « la menace endogène » (projets d’actes terroristes élaborés sur le territoire, NDLR) qui est « la plus prégnante et la plus forte ». « Elle est nourrie par la propagande des groupes terroristes, inspirée des vétérans du Jihad mais également par l’emprise que les tenants d’un islam radical s’efforcent d’avoir dans certains de nos quartiers », a-t-il ajouté.

Le ministre a estimé que « la menace représentée par des individus adeptes de l’islam radical (…) deven(ait) un défi croissant pour les services de renseignement qui assurent aujourd’hui le suivi de 8 132 individus inscrits au FSPRT ».

Lire aussi : L’Aqpa confirme la mort de son chef, Kassem al-Rimi

Face à l’ampleur des défis dans la lutte contre le terrorisme, Gérald Darmanin a mis l’accent sur les moyens supplémentaires alloués à la DGSI, qui verra ses effectifs augmenter de « 1 260 agents dans tout le quinquennat ».

Abordant la question de la libération prochaine des « 505 détenus terroristes islamistes en lien avec la mouvance islamiste », auxquels il a ajouté « 702 détenus de droit commun susceptibles de radicalisation », il a fait valoir qu’il s’agissait d’un « défi sécuritaire majeur ». « En 2020, a-t-il dit, les prévisions de libération sont évaluées à 45 détenus pour des faits d’association de malfaiteurs terroristes », et en 2021 à « 63 terroristes islamistes condamnés ».

Gérald Darmanin a appelé en outre à la vigilance concernant « d’autres formes d’action »  émanant « de groupuscules radicaux ou d’individus isolés partisans du recours à la violence ». Il a cité à cet égard l’arrestation en mai dernier à Limoges (centre) d’un « suprémaciste », qui voulait s’en prendre à des lieux de culte juif.

Covid-19 : 348 nouveaux cas, 266 guérisons et 9 décès en Algérie

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Covid-19 : 348 nouveaux cas, 266 guérisons et 9 décès en Algérie

Trois cent quarante-huit (348) nouveaux cas confirmés de Covid-19, 266 guérisons et 9 décès ont été enregistrés durant les dernières 24 heures en Algérie, a indiqué ce lundi 31 août à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr Djamel Fourar.

Le total des cas confirmés de Covid-19 s’élève ainsi en Algérie à 44 494 dont 348 nouveaux cas, soit 0,8 cas pour 100 000 habitants lors des dernières 24 heures, celui des décès à 1 510 cas, alors que le nombre des patients guéris est passé à 31 244, a précisé Dr Fourar, lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie de la Covid-19.

En outre, 19 wilayas ont recensé, durant les dernières 24 heures, entre 1 et 9 cas, 10 autres ont enregistré plus de dix cas, tandis que 19 wilayas n’ont enregistré aucun cas.

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Par ailleurs, 29 patients sont actuellement en soins intensifs, a également fait savoir Dr Djamel Fourar.

Le même responsable a souligné que la situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen vigilance et respect des règles d’hygiène et de distanciation physique, rappelant l’obligation du respect du confinement et du port du masque.

Loi sur les hydrocarbures, Sonatrach et gaz de schiste : Abdelmadjid Attar en parle

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Loi sur les hydrocarbures, textes d'application, Sonatrach et gaz de schiste : Abdelmadjid Attar en parle

Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, est revenu ce dimanche 30 août sur la nouvelle loi sur les hydrocarbures et les textes d’application, la situation de la Sonatrach et sur le dossier controversé de l’exploitation de gaz de schiste.

Quarante trois (43) textes d’application relatifs à la nouvelle loi sur les hydrocarbures, adoptée en 2019, doivent voir le jour avant la fin de l’année, a annoncé dimanche 30 août à Alger, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar.

« Nous espérons terminer bientôt avec une quinzaine de textes qu’on va envoyer au secrétariat général du gouvernement. Une autre quinzaine sera prête vers le mois d’octobre et le reste d’ici à la fin de l’année », a-t-il indiqué à l’émission LSA Direct du quotidien Le Soir d’Algérie.

Lire : Le Sénat met le cap sur le référendum sur la Constitution

Qualifiant de « tare » le retard accusé régulièrement dans la publication des textes d’application des différentes lois, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar a fait remarquer que la nouvelle loi sur les hydrocarbures « n’est pas encore entrée en application » car les 43 textes réglementaires y afférents ne sont pas encore publiés.

« Le retard des textes d’application est vraiment une tare. En principe on prépare ces textes en même temps que la loi en question, avant même qu’elle ne soit votée par le parlement, et une fois la loi adoptée, on met à jour ces textes, dans le mois qui suit ou dans les deux mois au plus tard », a-t-il fait constater.

« Ca fait dix mois que la loi sur les hydrocarbures a été adoptée et aucun texte d’application n’a été publié à ce jour », a déploré le ministre qui a rejoint le gouvernement en juin dernier.

Lire aussi : Les Emirats arabes unis (EAU) n’ont pas trahi la cause palestinienne

« Depuis que je suis à la tête du ministère c’est (la finalisation des textes d’application, Ndlr) ma première priorité », a-t-il assuré en évoquant la mise en place d’un comité de pilotage, composé de plus de 40 cadres qui travaillent en continu sur ces textes.

Interrogé sur l’enjeu de la nouvelle loi, M. Attar a tenu à souligner que ce sont surtout la démarche sur le terrain qui définissent les relations avec les partenaires.

« Vous savez, une loi c’est moins de 50% en matière de renouvèlement des réserves et de partenariat, l’essentiel est sur le terrain: Il faut lutter contre la bureaucratie et être transparent vis-à-vis des partenaires », a-t-il dit.

Sonatrach doit se concentrer sur ses métiers de base

Interrogé sur l’état actuel de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach, dont il a été le Pdg de 1997 à 1999, il a d’abord fait état d’une « dégradation » de l’efficacité de la compagnie.

« Je l’ai retrouvée (la Sonatrach) dans un état, plus ou moins, dégradé surtout au point de vue efficacité et renouvellement des réserves (…) en plus, la pression sur elle a augmenté », a-t-il analysé.

Afin de parer à ses défaillances et renforcer sa position, la Sonatrach « doit revenir à ses cinq métiers de base que sont l’exploration, la production, le transport, la commercialisation et la transformation », a-t-il avancé.

« C’est ça mon objectif: Sonatrach va petit à petit se retirer des autres métiers », a-t-il affirmé.

Interrogé sur la situation actuelle du marché pétrolier, le ministre, tout en saluant, le rôle de l’OPEP dans la stabilisation du marché, et « notamment de la rôle de l’Arabie Saoudite et de la Russie », a fait état de « bonnes performances » enregistrées en dépit de la conjoncture mondiale.

« Si les prix continuent à ce rythme, on va terminer l’année avec une moyenne nettement supérieure à 42-43 dollars. Ca va permettre d’équilibrer notre budget basé sur un baril à 30 dollars », a-t-il prédit, tout en reconnaissant que le pays avait besoin d’un baril à 60 dollars au minimum, et sur deux ans d’affilée, pour arriver à l’équilibre budgétaire escompté.

Le schiste : un appoint pour la sécurité énergétique

Interrogé sur l’avenir du schiste en Algérie, M. Attar a d’abord fait constater que ce dossier était entouré de « fabulation ».

« On est en train de fabuler sur le gaz de schiste, alors qu’aujourd’hui, l’avenir, dans le monde entier, c’est l’électricité (…) tout ce que fait Sonatrach actuellement en matière de schiste est l’évaluation du potentiel c’est tout », a-t-il souligné.

Mais « si nous seront appelés à y recourir dans 10 ans, on va le faire… il ne s’agit pas d’une rente mais d’un appoint pour la sécurité énergétique, au-delà de 2030 », a-t-il précisé.

Sur la question des prix de l’énergie sur le marché local, il a rappelé qu’un projet de révision des tarifs était en cours de finalisation.

« Il faut qu’on se rende compte que l’électricité et le gaz sont vendus à perte en Algérie: le prix moyen de vente du kilowattheure (électricité) est de 4,02 DA et celui de la thermie (faz) est de 0,32 DA, ce n’est même pas 20% des prix pratiqués ailleurs! », a-t-il argué.

C’est prix seront donc révisés pour qu’ils soient « raisonnables » mais « ça ne va pas concerner le domestique (les ménages) », a-t-il rassuré.

Sur les efforts du gouvernement en matière de raccordement des zones d’ombre en gaz et en électricité, il a expliqué que la démarché du gouvernement consistait à « doter ces villages de gaz propane et de gaz butane au lieu de continuer à doter, de gaz naturel, des lieux complètement isolés », en supportant des coûts de canalisation très élevés.

Le Sénat met le cap sur le référendum sur la Constitution

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Le Sénat met le cap sur le référendum sur la Constitution

Le président du Sénat par intérim, Salah Goudjil, a présidé ce dimanche 30 août une réunion du Bureau du Conseil, élargi aux présidents des groupes parlementaires, avec à l’ordre du jour, la prochaine session parlementaire et le référendum sur la Constitution.

A l’entame de la réunion, le Bureau du Sénat a tenu à « exprimer sa profonde satisfaction quant à la décision » prise par le président Abdelmadjid Tebboune, ayant trait au « choix de la date symbolique du 1er Novembre 2020 pour l’organisation du référendum autour de la Constitution de la nouvelle République », précise un communiqué du Conseil de la nation.

Le bureau du Conseil de la nation fait un parallèle entre « le 1er Novembre 1954 » qui « a constitué le point de lancement du projet national libérateur », et le 1er  Novembre 2020 qui « mettra notre pays face à un autre challenge, à savoir le lancement (…) d’un grand projet national visant l’édification d’une nouvelle République ».

Lire : Libertés syndicales, Ugta, syndicats autonomes, pouvoir politique et pouvoir de l’argent en Algérie

« Un tel projet exige la conjugaison de tous les énergies et les efforts, comme il requiert la mobilisation de tout un chacun, afin de faire de ce 1er Novembre 2020 un évènement axial dans l’histoire de notre pays. Un événement qui coïncidera avec l’inauguration de la Grande Mosquée d’Alger qui symbolise de la manière la plus irréfutable qui soit de la fidélité aux sacrifices des chouhada et des moudjahidine », relève la même source.

Le Bureau du Conseil de la Nation « met à profit cette opportunité pour réitérer son adhésion totale et indéniable au processus engagé par le Président de la République, relatif à une profonde révision de la Constitution qui soit conforme avec les exigences de la nouvelle République ».

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A cet égard, le Bureau du Conseil de la Nation « salue les orientations et les décisions annoncées par le Président de la République à l’occasion de la rencontre Gouvernement-Walis ainsi que lors de la conférence nationale sur le plan de relance économique », conclut le communiqué.

Par ailleurs, la réunion du Sénat a été consacrée à « l’étude des dispositions inhérentes à l’ouverture de la session parlementaire ordinaire annuelle 2020-2021, dont l’ouverture est prévue mercredi prochain », précise encore le communiqué du Conseil de la nation.

Enfin, la rencontre a abordé, « la réunion des bureaux des deux chambres du parlement et le représentant du gouvernement, devant se tenir le même jour, aux fins d’élaborer l’ordre du jour de la prochaine session parlementaire, ainsi que l’échange de points de vue au sujet du programme des activités législatives de contrôle ainsi que celles relatives à la promotion et la consolidation de la culture parlementaire au niveau du Conseil de la nation, durant la session parlementaire ordinaire 2020-2021 ».

Libertés syndicales, Ugta, syndicats autonomes, pouvoir politique et pouvoir de l’argent en Algérie

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Libertés syndicales, Ugta, syndicats autonomes, pouvoir politique et pouvoir de l’argent en Algérie

Le militant et syndicaliste Noureddine Bouderba revient dans cette contribution sur le conflit social au sein de Numilog, une filiale de Cevital, et sur les libertés syndicales, l’Ugta, les syndicats autonomes, le pouvoir politique et le pouvoir de l’argent en Algérie.

La lutte des travailleurs de Numilog, filiale de Cevital, pour arracher le droit de mettre en place une section syndicale UGTA a provoqué beaucoup de réactions allant de la sympathie et la solidarité aux travailleurs à l’animosité envers ces derniers de la par des suppôts de l’oligarque en passant par certaines incompréhensions dont la position peut se résumer comme ceci « oui pour le droit syndical mais pas dans le cadre de l’UGTA » .

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La deuxième catégorie citée (celle des pro oligarchie) n’est pas concernée par cette contribution qui s’adresse en priorité à ceux qui ont exprimé des appréhensions sincères.

Au sujet de la trahison des travailleurs par la direction de l’Ugta

Je tiens tout d’abords à préciser que personnellement je n’ai pas cessé depuis 25 ans au moins à dénoncer la ligne syndicale de la direction de l’UGTA. Pour comprendre les enjeux de cette lutte des travailleurs de Numilog (Cevital) et s’il faut les soutenir dans leur volonté de faire reconnaître leur syndical il est très utile de faire les rappels suivants que j’invite les lecteurs à lire attentivement.

1. Le 02 mars 2016, bien avant le réveil de certains révolutionnaires de la 25e heure, j’avais dans une contribution intitulée « UGTA : se réconcilier avec les travailleurs ou disparaître » et publiée par « El Watan » et « Algérie Patriotique » affirmé notamment ceci :

 » Depuis le début des années 2000, l’UGTA n’a pas fini de tourner le dos aux travailleurs en devenant un simple appendice du pouvoir, applaudissant et soutenant toute la politique néolibérale menée à ce jour. Les différentes tripartites et le pacte économique et social de 2006 ont beaucoup servi le patronat et très peu les travailleurs. Pourtant, la privatisation des années 2000, soutenue par l’UGTA, a eu des résultats catastrophiques pour le pays et les travailleurs. Et le patronat, nouvel allié privilégié de la direction de l’UGTA, ne respecte ni le droit syndical, ni le droit à la négociation collective, ni les lois sociales. Trois quarts des salariés du privé ne sont pas déclarés à la sécurité sociale, et le SNMG ainsi que les horaires de travail y sont rarement respectés. Lors de la tripartite de février 2014, et sans aucune évaluation, le pacte économique et social de 2006, qui n’avait servi qu’à museler l’action syndicale au sein de l’UGTA sans rien apporter aux travailleurs, avait été reconduit en ajoutant le terme croissance à son nom comme pour souligner que les entrepreneurs en seront les bénéficiaires prioritaires. Ainsi, de contre-pouvoir, l’UGTA est devenue l’instrument de répression des travailleurs et un porte-parole de ce pouvoir. Quel sens donner au nouveau langage prôné par l’UGTA lorsque son premier responsable qualifie d’agitation toute protestation des travailleurs, et défendant les entrepreneurs, au lieu des travailleurs, il affirme que «personne ne pourra plus prendre en otage une entreprise» ou pis : «l’UGTA fait partie du gouvernement» avant de continuer plus loin :

Lire : Numilog : l’ineffectivité du droit syndical est la principale raison du conflit social

« Certaines Unions n’ont pas tenu de congrès depuis 1997. Aujourd’hui, plus de 80% des membres des instances ont dépassé l’âge de la retraite, mais s’accrochent à leurs postes pour les avantages qu’ils leur procurent. Que font à l’UGTA (et je ne parle pas de la Fédération des retraités) des individus âgés de 80 ans dont la vie ne dépend pas d’un salaire et dont certains se sont enrichis sur le dos des travailleurs ? L’UGTA est minoritaire dans la Fonction publique et inexistante dans le secteur privé. Elle n’est majoritaire que dans le secteur économique public grâce à la volonté des pouvoirs publics qui ne tolèrent pas l’émergence de syndicats libres et surtout combatifs. Comme la politique libérale en vigueur tend à tout privatiser, autant dire que l’UGTA est assise sur une branche que ses amis oligarques sont en train de couper. L’UGTA est appelée aujourd’hui à se réconcilier avec les travailleurs et le syndicalisme faute de quoi elle est vouée à la disparition. » fin de citation.

2. Pendant plusieurs années j’avais soutenu le mouvement syndical autonome en les conseillant, en formant leurs syndicalistes et en animant plusieurs journées d’études organisées par l’intersyndicale autonome et plusieurs universités d’été organisées par différents syndicats autonomes. C’est tout naturellement que je me suis retrouvé parmi les invités d’honneur de la confédération des syndicats autonomes le jour de sa proclamation, le 10 novembre 2018. Voilà ce que j’avais déclaré à cette circonstance (voir le quotidien Liberté de la même date lien : https://www.liberte-algerie.com/…/la-confederation-occupera… ) :

 » La mise en place d’une confédération des syndicats autonomes marquera indéniablement l’histoire du mouvement syndical algérien. Elle aura pour rôle d’occuper le terrain revendicatif et de représentation des intérêts de la classe des travailleurs déserté par l’UGTA depuis plus d’une décennie. Cette nouvelle organisation aura pour ambition, non pas de lutter contre l’UGTA, mais plutôt de mettre fin au monopole de représentation des salariés exercé par cette dernière avec la complicité des pouvoirs publics. Comme l’union fait la force, le mouvement syndical autonome pourra mieux faire entendre la voix des travailleurs dans l’unité d’action et loin de tout esprit corporatiste dans lequel a toujours voulu le confiner le pouvoir”. « …Ce rassemblement permettra aux différents syndicats d’être partie prenante dans le dialogue social et d’être associés à la gestion des organismes sociaux. Le caractère revendicatif de cette confédération et son fonctionnement démocratique ouvrira des perspectives certaines aux travailleurs du secteur économique, aussi bien public que privé, notamment au sein de ce dernier, l’UGTA ayant montré son incapacité à y mobiliser les travailleurs ». J’espère que cette expérience sera “un tremplin pour les forces saines au sein de l’UGTA pour faire entendre leurs voix et réconcilier leur organisation avec le syndicalisme”. fin de citation.

3. Le 15 avril 2019, en plein mouvement des travailleurs qui manifestaient devant la Centrale syndicale pour dénoncer l’alignement de sa direction sur le pouvoir de Bouteflika, j’avais déclaré ceci à Maghreb émergent (lien https://maghrebemergent.info/lugta-est-devenue-un-appareil…/ ) :

 » L’UGTA, en dehors de ses syndicalistes de base, est devenue un appareil de bureaucrates illégitimes, dont la plupart ne vivent pas de leurs salaires, qui se sont mis au service d’une oligarchie et non d’une organisation syndicale qui défend les intérêts matériel et moraux des travailleurs… » et « …Il y a aussi des syndicalistes combatifs à l’exemple de ceux des wilayas du centre qui appellent à un rassemblement des travailleurs et des syndicalistes pour le 17 avril 2019 à la maison du peuple pour exiger le renouveau de l’UGTA. Mais pour être crédibles et se présenter en alternative ces derniers doivent aller au bout de leur logique en appelant à un congrès extraordinaire de restitution de l’UGTA aux travailleurs.

C’est dans ce cadre que j’ai lancé, en date du 16 mars 2019, mon « appel pour l’organisation d’un congrès extraordinaire de l’UGTA et sa restitution aux travailleurs ». Un congrès qui doit être préparé par une commission dont les membres ont la confiance de la base des travailleurs et auquel ne peuvent prétendre participer que des délégué(e)s dument mandaté(e)s par les travailleurs en Assemblées générales. » fin de citation.

Le mouvement syndical dans son ensemble est en voie de maturation

Le mouvement syndical, aussi bien les syndicats autonomes que l’UGTA, est en construction et en voie de maturation. Il doit franchir deux obstacles majeurs :

Mettre en place des organisations syndicales obéissant à la seule volonté des travailleurs. C’est-à-dire réellement autonome du pouvoir politique mais aussi des partis politiques et du pouvoir de l’argent. Si l’enjeu, pour l’UGTA, est de se libérer du pouvoir politique, de sa rente et de ses appareils, celui de certains syndicats autonomes est de se libérer de la tutelle des forces de l’argent (les tentatives de Cevital d’imposer un syndicat maison en est la meilleure preuve) et des politiques partisanes et idéologiques sectaires (n’a-t-on pas assisté à des tentatives de certains dirigeants syndicaux de mettre le crédit acquis par les syndicats autonomes au service de certaines chapelles idéologiques et politiques qui n’ont rien à voir avec les intérêts des travailleurs ?).

Comme on le voit, les travailleurs n’ont pas besoin de tutelle politique ou idéologique, ni de la part du pouvoir, ni de la part des forces de l’argent ni de la part des partis politiques. Il appartient aux travailleurs et à eux seuls de choisir les instruments et le cadre de leur lutte.

Lorsque les travailleurs optent pour un syndicat autonome, là ou les conditions le permettent c’est tant mieux et ils auront écourté beaucoup le chemin vers la construction d’un mouvement syndical autonome et unitaire à la fois.

Mais là où les conditions politiques et légales ne le permettent pas et dans l’attente du changement de la loi sur le droit syndical (voilà un chantier politique pour ceux qui disent être jaloux de l’autonomie des syndicats) qui remplacera le système d’enregistrement actuel (en réalité c’est un système d’agrément et il faut des années d’abnégation aux travailleurs pour arracher le sésame de reconnaissance d’un nouveau syndicat) par un système d’agrément, les travailleurs ont tout à fait raison d’investir les structures de base de l’UGTA et de batailler pour se réapproprier ce syndicat qui recèle, notamment dans les structures de base, d’énormes potentialités.

La lutte des travailleurs vide la défense de leurs intérêts matériels et moraux et n’est dirigée contre aucun syndicat

La lutte des travailleurs n’est pas dirigée contre l’UGTA ni contre les syndicats autonomes. Elle vise l’édification d’organisations syndicales réellement autonomes du pouvoir, des partis politiques et des forces de l’argent dans leur essence et unitaires dans leurs actions .

La défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs des secteurs public et privé est leur finalité.

Nouredine Bouderba
Le 28 août 2020

NB : Dommage que la plupart de mes nombreuses contributions ne sont plus accessibles sur le site d’El Watan

Le colonel Benseghir Abdelmadjid installé nouveau Commandant régional de la GN à Constantine

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Le colonel Benseghir Abdelmadjid installé nouveau Commandant régional de la GN à Constantine

Le général Gouasmia Noureddine, Commandant de la Gendarmerie nationale, a présidé ce dimanche 30 août la cérémonie d’installation du colonel Benseghir Abdelmadjid dans ses fonctions de Commandant régional de la GN à Constantine, en remplacement du Colonel Derrani Mohamed, indique un communiqué du Commandement de la Gendarmerie nationale.

La cérémonie d’installation du colonel Benseghir Abdelmadjid s’est déroulée au siège du 5e Commandement régional de la GN de Constantine en présence des autorités militaires.

A cette occasion, le Commandant de la Gendarmerie nationale a exprimé « sa plaine disponibilité à apporter tout le soutien nécessaire au nouveau Commandant régional et a ordonné à l’ensemble des membres des unités du 5e Commandement régional de Constantine d’obéir à ses ordres et de l’aider à accomplir ses missions avec sincérité et loyauté ».

Lire aussi : Algérie-France : entretien téléphonique entre Tebboune et Macron

Il a, à ce propos, donné « des instructions et des orientations à tous les chefs des unités du 5e Commandement régional de Constantine d’unités, les exhortant à doubler d’efforts pour éradiquer la criminalité sous toutes ses formes ».

Le général Gouasmia a également insisté sur l’impératif de renforcer l’action de proximité et de consolider les relations de confiance et de communication avec les citoyens, étant donné que le citoyen constitue le véritable partenaire pour la garantie de la sécurité, la préservation de l’intégrité du pays et la protection des biens public et privé et ce dans le strict respect des lois et règlements tout en s’imprégnant de l’éthique et des hautes valeurs militaires ».

BMS : pluies orageuses affecteront 5 wilayas à partir de ce soir

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BMS : pluies orageuses dans 5 wilayas côtières à partir de ce soir

Des averses de pluies orageuses accompagnées parfois de chutes de grêles, avec des rafales de vent sous orages, affecteront cinq wilayas à partir de ce dimanche soir 30 août, indique un Bulletin météorologique spécial (BMS) de l’Office national de la météorologie (ONM).

Les wilayas concernées par ces pluies orageuses sont Boumerdès, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Jijel et Skikda, précise le BMS, dont la validité s’étale de dimanche 30 août à 21h00 au lundi 31 août à 09h00.

Les quantités de pluie estimées varieront entre 15 et 25 mm, selon le BMS classé niveau vigilance orange.

Lire aussi : Plus de 25 millions de cas de coronavirus déclarés dans le monde

Il faut noter que des températures assez élevées ont été enregistrées ces dernières semaines sur pratiquement tout le territoire national.

Aussi des incendies ont ravagé plusieurs hectares de forêts et de maquis dans les régions montagneuses.

Plus de 25 millions de cas de coronavirus déclarés dans le monde

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Plus de 25 millions de cas de coronavirus déclarés dans le monde

Plus de 25 millions de cas de coronavirus ont été officiellement recensés dans le monde, dont plus de la moitié en Amérique, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles ce dimanche 30 août à 04h20 GMT.

Au total, au moins 25 029 250 cas de coronavirus, dont 842 915 décès, ont été déclarés dans le monde. Près de 4 cas sur 10 se situent aux Etats-Unis et au Brésil, les deux pays les plus touchés avec respectivement 5 960 652 cas (182 760 décès) et 3 846 153 cas (120 262 décès).

Le rythme de la pandémie semble se stabiliser dans le monde, avec un million de cas supplémentaires détectés environ tous les 4 jours depuis mi-juillet.

Lire : France : quelques centaines de militants anti-masque manifestent à Paris

Il s’était écoulé 94 jours entre l’annonce du premier cas officiel en Chine et le recensement d’un millions d’infections dans le monde, puis 149 jours supplémentaires pour dépasser le cap des 12 millions et demi de cas déclarés le 11 juillet. Le nombre d’infections connues a doublé depuis, en un peu plus d’un mois et demi.

Après avoir été frappée la première par la pandémie de Covid-19, l’Asie est de nouveau la région du monde qui a recensé le plus de nouveaux cas sur les sept derniers jours (570 819), dont plus de 8 sur 10 uniquement en Inde.

Suivent l’Amérique latine et les Caraïbes (552.238), le Canada et les Etats-Unis (296 503), l’Europe (221 670), le Moyen-Orient (80 966), l’Afrique (59 688) et l’Océanie (1 670).

Au total, derrière l’Amérique latine et les Caraïbes (7 222 153 cas dont 273 887 décès), le Canada et les Etats-Unis recensaient 6 088 321 cas pour 191 910 morts, devant l’Asie (5 060 936, 96 124), l’Europe (3 911 286, 214 995) et le Moyen-Orient (1 479.598, 35.959).

L’Afrique (1.238.149, 29.399), continent le moins touché après l’Océanie (28.807, 641), a enregistré plus de la moitié de ses cas en Afrique du Sud (près de 640.000).

L’Inde a annoncé dimanche avoir recensé 78.761 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, soit un nouveau record mondial.

Le précédent record avait été établi le 17 juillet par les Etats-Unis qui avaient alors enregistré 77.638 nouvelles contaminations, selon des données compilées par l’AFP.

L’Inde est le pays ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations sur la dernière semaine (488.271), devant les Etats-Unis (293.419), qui se rapprochent dimanche du seuil des 6 millions de cas officiellement déclarés, le Brésil (263.791), la Colombie (66.811) et l’Argentine (64.437).

Le rythme de la progression du nombre de nouveaux cas a explosé ces sept derniers jours en Argentine (+35%), qui a dépassé samedi la barre des 400.000 contaminations au Covid-19.

Il est également en hausse en Inde (+9%), alors qu’il a baissé aux Etats-Unis (-5%), au Brésil (-1%) et en Colombie (-13%).

Le chiffre du nombre de contaminations ne reflète qu’une part du nombre réel de cas, de nombreux pays n’utilisant les tests que pour le traçage ou ne disposant pas de ressources suffisantes pour mener de larges campagnes de dépistage.

France : une députée noire dépeinte en esclave dans le magazine d’extrême droite Valeurs actuelles

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France : une députée noire dépeinte en esclave dans le magazine d'extrême droite Valeurs actuelles

Le magazine ultra-conservateur d’extrême droite Valeurs actuelles a dépeint la députée noire de La France insoumise Danièle Obono en esclave, suscitant l’indignation.

La classe politique française, jusqu’au président de la République française, a unanimement condamné ce samedi 29 août le magazine ultra-conservateur d’extrême droite Valeurs actuelles dépeignant en esclave une députée noire de la gauche radicale, dénonçant un article « inacceptable » et une « apologie du racisme ».

Emmanuel Macron a appelé la députée samedi pour lui faire part de sa « condamnation claire de toute forme de racisme », a indiqué l’Elysée à l’AFP.

Un peu plus tôt, le Premier ministre Jean Castex avait condamné sur twitter une « publication révoltante » et assuré la députée Danièle Obono du soutien du gouvernement.

Lire : France : quelques centaines de militants anti-masque manifestent à Paris

Dans un récit de sept pages publié cette semaine par Valeurs actuelles, la députée de Paris « expérimente la responsabilité des Africains dans les horreurs de l’esclavage » au XVIIIe siècle, selon la présentation qu’en fait le magazine. Des dessins de Mme Obono, collier en fer au cou, accompagnent ce « roman de l’été ».

« Le racisme est un mal nocif. Il détruit. Il est un délit », a aussi rappelé la ministre déléguée à la Ville Nadia Hai sur twitter. « On est libre d’écrire un roman nauséabond, dans les limites fixées par la loi. On est libre aussi de le détester. Moi je le déteste et suis (aux) côtés » de la parlementaire, a écrit pour sa part le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti.

Réprouvant vivement un « cortège de haines, comme l’ont déjà expérimenté beaucoup de responsables politiques noirs ou d’origine maghrébine ces dernières années », l’association SOS Racisme a indiqué dans un communiqué étudier « les suites judiciaires envisageables ».

Dès vendredi, Mme Obono avait évoqué sur Twitter une « merde raciste dans un torchon ». « L’extrême-droite, odieuse, bête et cruelle. Bref, égale à elle-même », avait-elle ajouté. Jean-Luc Mélenchon, le leader de LFI, le parti auquel elle appartient, s’était élevé contre un « harcèlement nauséabond » envers la députée.

Mais, a répondu le magazine d’opinion par le même canal, « il s’agit d’une fiction mettant en scène les horreurs de l’esclavage organisé par des Africains au XVIIIème siècle », « terrible vérité que les indigénistes ne veulent pas voir ».

Sur BFMTV, Tugdual Denis, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, a fait amende honorable: « On comprend, avec la charge symbolique extrêmement violente de cette image, que Danielle Obono soit choquée. On s’excuse auprès d’elle à titre personnel ».

« Si je l’avais en face de moi aujourd’hui, je lui dirais pardon, je suis désolé de vous avoir blessée », a-t-il ajouté, assurant que son journal n’était « pas raciste ».

L’objectif était « de faire une fiction, certes complexe, certes tirée par les cheveux, peut-être mal venue, peut-être malaisante, mais jamais malveillante et jamais méchante », a-t-il affirmé.

Un responsable du parti d’extrême-droite Rassemblement national, Wallerand de Saint-Just, a condamné sur Twitter la publication, « d’un mauvais goût absolu »: « le combat politique ne justifie pas ce type de représentation humiliante et blessante d’une élue de la République », selon lui.